Les mains

Elle a fait levier sur les poignées de la poussette pour soulever les roulettes et est venue tout droit se caler contre les portes du fond. Cheveux serrés dans une courte queue de cheval, corps très sec qui flotte dans un jean’s et un t-shirt gris. Ses avant-bras et ses mains, qu’elle tient contre elle, semblent lui avoir été greffés tant ils sont épais, forts et rouges. Dans sa poussette, la petite s’énerve, bat l’air avec ses jambes potelées pour attirer l’attention de sa mère. La femme s’accroupit, et avec ses énormes pognes d’ouvrière, commence à chatouiller la petite. D’abord timidement. Puis, voyant comme elle rit et comme elle gigote, lui guiliguilite le ventre avec entrain. La petite, se tortille d’aise, essaie en vain d’échapper aux délicieuses chatouilles, la tête en arrière pour mieux rire à pleine gorge.

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