Adieu ma concubine

Le son d’un instrument de musique chinois emplit la station de la Chaussée d’Antin. L’homme est assis sur le carrelage orange, à côté d’un siège de métal blanc. Il porte un chandail brun sur une chemise grise, un pantalon usé. Devant lui, un étui au ventre de velours rouge bée sur un journal ouvert. Il repose l’instrument à corde. Boit une micro gorgée d’un liquide ambré dans une petite bouteille de plastique sans étiquette. S’essuie soigneusement la bouche. Saisit une flûte et la porte à ses lèvres. La station au carrelage orange redevient instantanément une dépendance de la Cité Interdite.

8 thoughts on “Adieu ma concubine”

  1. Ravie de vous voir de retour en ce jeudi de Toussaint. Un mystère persiste pour moi : pourquoi ce titre ? La mélodie évoquait-elle avec mélancolie un amour perdu ?

    Au plaisir de vour relire très vite …

  2. Merci pour l’info, Eric et Alain … J’avoue que mon niveau de culture concernant les films chinois est au plus bas … Mea culpa 😉

  3. J’attendais un nouveau post pour vous dire ceci, mais comme il ne vient pas (non, non, ce n’est pas une critique – hum hum), je vous souhaite ici même, ainsi qu’aux lecteurs de ce “blog” particulier, une très belle année 2008, pleine d’amusants petits instants du métro parisien 😉

    A bientôt alors ?

  4. Ben alors, plus de mise à jour ? J’aiamais beaucoup flâner par ici, moi, même si je ne disais rien… Espérons que 2008 soit signe de ton retour….

  5. Je ne connais pas le métro parisien mais celui de Bruxelles, en Belgique, lui ressemble. Nous aussi nous avons nos musiciens de rues et de métro.
    J’aime votre sens de l’observation et la façon vivante de décrire ce que vous voyez.
    Merci.

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